COMMÉMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE du 10 mai 2019 à Seyssins

CASOMI

Discours commémoration 10 mai 2020

 

Monsieur le Maire,

Mesdames, Messieurs les officiels,

Mesdames, Messieurs les responsables d’associations du Patrimoine et de la Mémoire,

Mesdames, Messieurs des associations de toutes sensibilités,

Mesdames et Messieurs,

 

Jean-Marc Ayrault, Président de la Fondation de la Mémoire de l’Esclavage et Christiane TAUBIRA présidente du comité de soutien de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage ont certainement pesés de toute leur influence pour que cette journée du 10 mai 2020 soit tenue, en respectant les règles de confinement.

172 ans après 1848, nous devons toujours nous poser la question, qu’est-ce qui a changé ?

Notre présence ici aujourd’hui se réfère à La loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité dite loi Taubira.

Cette « journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition » de 2020 doit nous rappeler à l’ordre.

Qu’est-ce qui nous échappe, au point de constater que beaucoup reste à faire. En 2019, l’organisation internationale du travail (OIT) faisait savoir que l’esclavage contemporain touchait plus de 40 millions de personnes à travers le monde.

Cette journée commémorative de l’abolition de l’esclavage pour laquelle nous sommes ici doit nous permettre de penser un instant et comprendre les conséquences de l’esclavage et les dégâts toujours présents.

A l’intérieur des familles antillaise il existait un racisme sourd entre enfant de peau claire et ceux un peu plus foncé jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Ils existaient des punitions d’un autre âge, particulièrement violentes à l’intérieur de familles antillaises et qui prennent leurs sources dans des méthodes des maitres esclavagistes.

Des méthodes d’éducations reprises par les descendants de ces esclaves après l’Abolition de l’esclavage dans les Antilles par exemple : où des parents pratiquaient des méthodes dites de dressage sur leur propre enfant, il n’y a pas si longtemps. Nous savons combien les méthodes appliquées dans la vie des esclaves pour les éduquer ont laisser des traces indélébiles.

On constate encore aujourd’hui dans le comportement, dans le fonctionnement des descendants-tes d’esclaves une santé mentale en résistance. Cette santé mentale en résistance bloque la capacité de toute une population à s’affranchir totalement des contingences du passé esclavagiste et de celles d’aujourd’hui.

Cette ignominie qui gangrène toutes les sociétés, particulièrement dans des régions où le commerce de l’esclavage a été érigé en un bien incontournable, organisé, accepté par des autorités religieuses, étatiques, des entreprises privées…

Les institutions et les organisations qui luttent contre l’esclavage doivent continuer leurs missions à tous les niveaux pour combattre le phénomène de l’esclavage à travers le monde avec la plus grande détermination.

Nous qui agissons au quotidien pour rendre la vie des enfants, des femmes et des hommes dignes. On devrait se poser la question…

Depuis l’Afrique jusque dans les colonies, les enfants, les femmes et les hommes capturés ont toujours lutté, se sont toujours battus, se sont organisés pour refuser cette terrible condition de privation de liberté.

Dans les territoires d’Outre-mer, nous faisons face à une réalité qui demande REPARATION.

Les esclaves ne furent pas indemnisés, les maîtres le furent, pour la perte de leurs esclaves, de leurs biens puisque l’esclave était considéré comme un bien meuble.  Les esclaves certes, seront affranchis, mais resteront encore des années durant colonisés.

Nous qui sommes conscients, chacun à son niveau, par des travaux d’intellectuels-les, des travaux de terrain de proximité. Nous devons renforcer les moyens d’actions pour obliger les Etats à prendre des décisions afin de faire évoluer les lois pour extraire ces enfants, ces femmes et ces hommes de ces   situations ignobles.

La loi Taubira demande à être renforcée, d’aller plus loin pour permettre qu’il y ait REPARATION.

Cette REPARATION demande à être étudiée dans sa forme et son contour et à s’inscrire dans la loi.

Arrêtons-nous un instant sur des artisans antillais de la cause abolitionniste, que nous ne devons pas oublier :

La mulâtresse Solitude, née vers 1780, est l’une des figures historiques des rébellions de 1802, enceinte de quelques mois, La Mulâtresse Solitude rejoint Louis Delgrès dans ce combat contre le rétablissement de l’esclavage en 1802 ; elle est condamnée à mort et suppliciée le 29 novembre de la même année, le lendemain de son accouchement.

Figure féminine des insurgés de 1802 en Guadeloupe, la Mulâtresse Solitude incarne les femmes et les mères des Caraïbes qui se sont battues en faveur de la défense des idées de liberté et d’égalité dans le contexte du système esclavagiste.

Et bien d’autres nègres marron connus et moins connus de l’histoire qui ont contribué à cette abolition.

Louis Delgrès né à Saint-Pierre en Martinique, une personnalité de l’histoire de la Guadeloupe. Colonel d’infanterie des forces armées à la Guadeloupe, abolitionniste, il est connu pour la proclamation anti-esclavagiste signée de son nom, datée du 10 mai 1802, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes.

Cyrille Charles Auguste Bissette est un homme politique martiniquais, qui mériterait d’être plus connu et reconnu car il a été lui aussi un élément déterminant de la lutte pour cette abolition bien avant le vote de la loi du 27 avril 1848 portée et défendue par Victor Schœlcher à l’Assemblée Constituante.

Cyrille Bissette, pour avoir été soupçonné d’avoir écrit une revue qui remettait en cause l’esclavage, sera marqué au fer rouge et condamné à dix ans de bannissement des colonies françaises. Il fonde une « Société des hommes de couleur » et, en 1834, la Revue des colonies, dont il devient le directeur. Il avait rédigé une proposition de loi qui tenait en plusieurs articles.

L’histoire de l’esclavage dans les territoires des Outre-mer est l’histoire de France. Elle doit trouver toute sa place dans les programmes de l’école publique, elle doit aussi trouver sa place dans l’enseignement populaire, les créations culturelles (films, pièces de théâtre, documentaires, etc.)

Je suis de cette génération en France, en terre Française qui a appris son histoire à travers celles des Amérique dans les livres de grands abolitionnistes.

C’est en lisant l’histoire de l’esclavage américain à travers l’histoire de Frédéric Douglas que j’ai appris mon histoire, celle de la Martinique, un pan de l’histoire de France qui m’a paru limpide car pour moi il n’y avait pas de différence. J’avais suffisamment de signes autour de moi pour comprendre.

Pour finir,

Je voudrais citer Frédéric Douglas :

« Là où il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. Ceux qui professent vouloir la liberté mais refusent l’activisme sont des gens qui veulent la récolte sans le labour de la terre, la pluie sans le tonnerre et les éclairs : ils voudraient l’océan, mais sans le terrible grondement de toutes ses eaux ».

Philippe-Claude EBROIN

Président du CASOMI

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Le mot du sociologue Pierre Pastel en ce 10 mai 2020

 

L’esclavage des personnes noires :

Quatre mille huit cent mois de confinement forcé,

Quatre mille huit cent mois de privation de la liberté

Quatre cents ans d’incarcération de la dignité humaine.

 

Chers vous, ancêtres, qui avez été dépouillés de votre dignité d’humains et  qui nous regardez avec bienveillance. RESPECT A VOUS !

Chers vous tous, contemporains de notre planète,  présents, ici, avec nous par la puissance de la pensée pour cette commémoration  et cet hommage,

Mesdames, Messieurs,

 

Aujourd’hui nous célébrons la LIBERTE et le dé-confinement  des consciences.

 

Il est important de se dire, que si le contexte est problématique, nous savons et nous saurons tout de même trouver les moyens de partager ce moment commémoratif avec toute la nation, parce que ce geste de mémoire fondamental est un acte de reconstruction de la civilisation.

 

C’est  une occasion de rêver  d’un rapport nouveau entre les humains comme, vous, ancêtres combattants pour la liberté et le respect entre les humains, l’avez souhaitez.

 

Vous l’avez compris, chers ancêtres ; nous avons bien saisi l’enjeu : nous ne nous posons pas la question de savoir s’il faut maintenir ces temps de commémoration et d’hommage, mais bien comment adapter nos expressions commémoratives au contexte du moment.

 

En clair, il s’agit de trouver les bons gestes, les bons actes qui maintiennent toutes les valeurs à la fois symboliques, pratiques et éducationnelles de ces gestes commémoratifs, ceci, pour  plusieurs raisons majeures :

 

Vous constatez avec nous, vaillants ancêtres, que des millions de personnes en France et dans le monde  vivent cette situation de confinement comme une oppression, comme une suffocation individuelle et collective.

 

Bienveillants à notre égard, vous insistez pour nous dire que  ce temps de commémoration et d’hommage est une occasion exceptionnelle pour les millions d’entre nous qui sont pressés de sortir de ces deux mois de confinement à cause d’un vilain virus, de percevoir, de comprendre combien vous, chers ancêtres,  avez souffert du confinement de votre liberté pendant 4800 mois pendant lesquels :

 

 

 

Vous avez été

-bafoués dans votre dignité,

-déportés par dizaines de millions,

-mis en esclavage, vendus,flagellés,

– assassinés,  violés,

-privés de vos noms, de vos langues

-arrachés définitivement à vos papas, à vos mamans, à vos enfants, à vos conjoints, à vos conjointes

 

Vous avez eu les jambes, les bras coupés…

 

La liste est trop longue.

 

C’est aussi l’occasion pour vous, chers ancêtres, de nous dire,   Attention !   Aujourd’hui, les raisons qui ont amené la traite négrière  et l’esclavage, de personnes noires s’expriment encore par :

-la réalité du pillage économique en Afrique…

-le déséquilibre économique provoqué par la déstabilisation permanente du continent africain qui organise l’assassinat de ces nations, l’euthanasie à petit feu  des peuples et des cultures.

 

-Vous nous dîtes encore que le conditionnement des consciences des sociétés esclavagistes d’hier et des nouveaux pilleurs d’aujourd’hui  fait  toujours son œuvre  avec ses productions de populations colonisées, de personnes racisées, discriminées ayant des difficultés pour accéder à l’expression naturelle de leurs Droits  Humains pleins et entiers.

 

Vous nous faites remarquer  que de nombreux dirigeants sur cette planète et une part importante de leurs peuples éduqués dans ce sens,  considèrent de manière consciente ou subliminale, que cet état des choses serait un mal nécessaire et acceptable pour le maintien d’une certaine idée  de l’économie mondiale.

 

Votre optimisme, chers ancêtres,  nous déstabilise et nous sommes des millions à être revigorés.

Comme ce fut le cas pour vous, vous nous montrez du doigt la multitude d’initiatives, d’engagements, d’inventions qui, aujourd’hui fleurissent, partout en France, en Outre-Mer, et sur  toute la planète pour raviver l’instinct de vie.

 

L’Homme se réinvente à tous les niveaux.

 

Chers Ancêtres, nous retenons vos dernières recommandations comme des saphirs :

 

« L’Homme n’a pas fini de penser. Il n’a pas fini de réinventer les moyens de faire respecter « le respect de l’Homme pour tout Homme ». Il a le devoir de dompter sa pensée pour honorer l’Homme au-delà l’homme. Cependant, rien ne sert de courir. Il faut toucher et amener son cœur jusqu’au sommet…de l’intelligence… du cœur. »

 

                                                                                                   Pierre Pastel

                                                                                                   Sociologue/Psychothérapeute

     10 Mai 2020

COMMUNE DE SEYSSINS

2019

Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France métropolitaine

Rendez-vous à Seyssins le 12 mai à partir de 10 heures , venez  découvrir une journée particulière.

Les enfants étaient à l’honneur cette année

Intervention de plusieurs élus et Adhérents de l’association CASOMI

Députée

Conseiller Départemental

Maire

Elu de la METRO charger des Droits de l’Homme

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Discours du 12 mai 2019 à Seyssins

Commémoration « Journée des mémoires, de la traite négrière,
de l’esclavage et de leur abolition »

Monsieur le maire,
Madame la députée de l’Isère,
Monsieur le conseiller départemental,
Monsieur le président d’AlterEgaux,
Mesdames et Messieurs les Présidents d’associations et institutions en charge de politiques éducatives et mémorielles,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

Aujourd’hui nous sommes ensemble à l’occasion de la Journée annuelle et nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition fixée par la loi Taubira.

Toutefois la loi relative à l’égalité réelle Outre-mer de février 2017 a instauré également depuis 2017 la date du 23 mai comme « Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial »
J’ai d’abord une pensée pour toutes les associations à travers la France hexagonale et la France des Outre-mer qui font connaître l’histoire de l’esclavage des noirs qui avait comme particularité de ne pas considérer les esclaves comme des hommes, les réduisant en bien meubles.

J’ai aussi une pensée pour tous les acteurs qui luttent au quotidien contre l’esclavage d’hier et d’aujourd’hui.

Le CASOMI mène des actions mémorielles depuis 1993 à Grenoble et depuis 1998 à Seyssins pour faire connaître l’histoire des Outre-mer dans sa totalité. La place de la connaissance de l’esclavage perpétré dans ces territoires est d’une importance capitale pour notre association.

Cette année particulièrement nous avons fait venir à Grenoble une exposition « Les noms de l’abolition » qui affiche des listes des noms qui ont été donnés aux esclaves affranchis à la suite de l’abolition de l’esclavage en 1848.

Une conférence a été donnée par le CM98 en la personne de son président. Quelques jours après un atelier de généalogie a permis aux antillais de l’Isère qui le souhaitaient de retrouver le premier esclave ayant porté leur patronyme.

Ce type d’action concrète permet de comprendre que quand on parle d’esclavage ; ce n’est pas une théorie. Les esclaves étaient des femmes, des hommes, des enfants, des humains.

Il n’y a pas si longtemps ils étaient encore enchaînés, battus, violés.
Par exemple, pour moi j’ai pu constater que mon ancêtre premièrement nommé ne remonte qu’à trois générations. Alors que l’on arrête de nous dire que cette histoire est ancienne et qu’il faut l’oublier.

Rappelons que cette histoire est une partie intégrante de l’histoire française. Qu’elle doit être étudiée, connue au même titre que les autres pages de l’histoire française, qu’elles soient glorieuses ou sombres

Alors rappelons quelques dates :

27 avril 1848 : Promulgation du décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies et possessions françaises sous l’impulsion de Victor Schœlcher, sous-secrétaire d’État aux colonies
22 mai 1848 : Proclamation du décret d’émancipation en Martinique (74 000 esclaves émancipés).
27 mai 1848 : Proclamation du décret en Guadeloupe (87 000 esclaves émancipés).
10 août 1848 : Proclamation du décret en Guyane (environ 13 000 esclaves émancipés).
20 décembre 1848 : Proclamation du décret à la Réunion (62 000 esclaves émancipés).
30 avril 1849 : Vote de la loi qui fixe le montant des indemnisations aux colons. On verse aux anciens propriétaires d’esclaves par l’État français plus de 126 millions de francs, soit l’équivalent de 4 milliards d’euros aujourd’hui.
23 mai 1998 : Commémoration pour les 150 ans de l’abolition. Une marche silencieuse réunit 40 000 personnes dans les rues de Paris réclamant la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité.
10 mai 2001 : La loi n°2001-434 du Parlement français, dite loi Taubira « tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité » est votée par le Parlement, avant d’être promulguée le 21 mai suivant.
Rappelons qu’après ces abolitions, les propriétaires d’esclaves ont été indemnisés par l’État et que les esclaves ont été laissés à leur sort.
Actuellement des associations s’organisent pour exiger réparation. Pour l’instant aucune procédure entamée n’a abouti en invoquant la prescription. Mais le combat continue.

Nous allons déposer au pied de la stèle de Victor Schœlcher une gerbe en hommage à toutes celles et ceux qui ont lutté activement pour leur liberté.
N’oublions pas :
Louis Delgrès, le colonel anti-esclavagiste : 1766-1802. Né en Martinique, Officier rebelle, il a été de tous les combats contre les Anglais et un farouche opposant au rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe en 1802.
La mulâtresse Solitude
Toussaint Louverture
Cyrille Bissette
Joseph Ignace
Et tous les nègres marron anonymes de l’histoire qui ont contribué à cette abolition. Et la liste est longue.

Je devrais rentrer en Martinique en 2021, j’espère que ce travail de mémoire continuera au sein du CASOMI avec les associations et les institutions.

« Chaque fois qu’un homme a fait triompher la dignité de l’esprit, chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte »

Frantz Fanon.

Le chef de l’État a annoncé que « Christiane Taubira a accepté d’être la présidente » du comité de soutien de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

« Elle apportera à la Fondation son verbe, sa force, son aura ».

Merci.

Président du CASOMI

Philippe-Claude Éléonore EBROIN

 


  

VILLE DE GRENOBLE

2019

Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France métropolitaine

Place Toussant Louverture Grenoble

Commémoration du 14 Article commémoration Seyssinsmai 2016 à Seyssins

 

 

 

 

 

 

 

 

JORF n°0119 du 23 mai 2001 page 8175 texte n° 1

Loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité

NOR: JUSX9903435L

ELI: Non disponible

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1er

La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité.

Article 2

Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l’esclavage sera encouragée et favorisée.

Article 3

Une requête en reconnaissance de la traite négrière transatlantique ainsi que de la traite dans l’océan Indien et de l’esclavage comme crime contre l’humanité sera introduite auprès du Conseil de l’Europe, des organisations internationales et de l’Organisation des Nations unies. Cette requête visera également la recherche d’une date commune au plan international pour commémorer l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage, sans préjudice des dates commémoratives propres à chacun des départements d’outre-mer.

Article 4

Le dernier alinéa de l’article unique de la loi no 83-550 du 30 juin 1983 relative à la commémoration de l’abolition de l’esclavage est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :

« Un décret fixe la date de la commémoration pour chacune des collectivités territoriales visées ci-dessus ;

« En France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage est fixée par le Gouvernement après la consultation la plus large ;

« Il est instauré un comité de personnalités qualifiées, parmi lesquelles des représentants d’associations défendant la mémoire des esclaves, chargé de proposer, sur l’ensemble du territoire national, des lieux et des actions qui garantissent la pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations. La composition, les compétences et les missions de ce comité sont définies par un décret en Conseil d’Etat pris dans un délai de six mois après la publication de la loi no 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. »

Article 5

A l’article 48-1 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, après les mots : « par ses statuts, de », sont insérés les mots : « défendre la mémoire des esclaves et l’honneur de leurs descendants, ».

La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.

Fait à Paris, le 21 mai 2001.

Jacques Chirac

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

Lionel JospinRappelle de de la loi par le Président du CASOMI

Les enfants étaient à l’honneur cette année

Intervention de plusieurs élus et Adhérents de l’association CASOMI

Députée

Conseiller Départemental

Maire

Elu de la METRO charger des Droits de l’Homme

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Commémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins enfants adhérents au CASOMI les enfants au moment du dépôt de Gerbe.Commémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins enfants adhérents au CASOMI (3)Commémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins (2)Commémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins Madame la députéCommémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins musicien KA et représentants du CTNECommémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins musicien KACommémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins Poésie extrait du chhier d'un Retour au Pays Natal (2)Commémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins Monsieur le Maire de MeylanCommémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins Michel BAFFERT représentant du Maire de Seyssins chargé des Droits de l'HommeCommémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins Madame la députéCommémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins Monsieur le conseiller DépartementalCommémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins enfants adhérents au CASOMI (4)Commémoration de l' Abolition de l'Esclavage 2016 Seyssins Josiane de Régis Présidente AlterEgaux.Isère